Sous-titrer les capsules d'un organisme : vérifier les mots et les noms avant d'exporter la vidéo
Guide québécois pour sous-titres associatifs : transcription fidèle, repères de temps, noms propres, accessibilité, consentement et corrections après diffusion.
Déterminer ce que la capsule doit transmettre
Un organisme produit parfois une courte vidéo pour annoncer une activité, raconter une initiative ou partager une entrevue. Avant de demander des sous-titres, précisez le public et le résultat attendu : transcription dans la langue parlée, sous-titres traduits ou les deux. Ce ne sont pas les mêmes travaux. Le sous-titrage ne doit pas résumer au hasard une consigne importante pour gagner de la place. Identifiez les séquences où plusieurs personnes parlent, les termes de l'organisme et les mots qu'un lecteur doit réellement pouvoir comprendre sans activer le son.
Transcrire sans corriger l'histoire racontée
Écoutez la vidéo en suivant la parole plutôt qu'en devinant ce que l'intervenant aurait voulu dire. Les noms propres, les dates et les adresses d'activités doivent être contrôlés auprès de la personne responsable avant d'être affichés. Une transcription automatique peut servir de premier brouillon, mais elle peut confondre des mots proches et supprimer des hésitations significatives. Distinguez les erreurs de reconnaissance de la façon de parler de l'intervenant. Si un propos est ambigu, demandez une précision; ne réécrivez pas son témoignage comme une citation certifiée.
Soigner le temps de lecture et la visibilité
Segmentez les sous-titres selon les unités de sens et les changements de voix. Vérifiez sur un petit écran que le texte ne couvre pas un visage essentiel, une démonstration ou les indications affichées à l'image. Un bloc parfait dans un logiciel de montage peut devenir illisible sur un téléphone. Lorsque la vidéo contient un son informatif qui n'est pas de la parole, évaluez s'il doit être signalé par une description brève. Proposez aussi une transcription accessible hors vidéo lorsque le contenu doit être consulté sans lecture continue.
Protéger les personnes et prévoir une correction
La présence d'une personne dans une capsule ne règle pas à elle seule la question de l'autorisation de publier ses propos et son image. Vérifiez les permissions nécessaires et évitez de sous-titrer comme faits des accusations ou des renseignements privés non validés. Indiquez dans le dossier qui approuve les noms et la version finale. Gardez les fichiers de sous-titres éditables ainsi qu'une date de révision, afin de corriger rapidement une erreur signalée après diffusion. Une correction discrète vaut mieux qu'une vidéo fausse laissée en ligne.
Répartir les compétences et chercher de l'aide
Sur Match2Go, un organisme du Québec peut formuler séparément un besoin de transcription, de synchronisation, de relecture en français ou de traduction vers l'anglais. Donnez la durée de la capsule, la présence d'entrevues et les permissions disponibles, sans diffuser publiquement les fichiers privés. Une personne qui répond peut proposer son aide, mais sa compétence et les conditions de collaboration doivent être vérifiées directement. La publication de l'annonce ne signifie pas que la capsule a été validée ou rendue accessible.
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